11 septembre 2018

Impression 3D à échelle industrielle

L’impression 3D est en passe de transformer radicalement l’industrie manufacturière. La gamme de matériaux disponibles pour une utilisation dans des machines de fabrication additive ne cesse de s’élargir. Une diversification qui inspire les industriels et qui ouvre la voie à une nouvelle façon de penser la production. Ingénieure généraliste de formation, Floriane travaille sur un de ces nouveaux procédés de fabrication inspiré de l’impression 3D.

Pour mon premier projet en tant que consultante agap2, j’interviens depuis 2 mois au sein d’une entreprise spécialisée dans les dispositifs médicaux. Sur son site de Saint-Priest, l’entreprise fabrique des orthèses, un appareil dentaire qui permet de traiter les symptômes de l’apnée du sommeil (SAOS) et du ronflement chez l’adulte.

L’impression 3D est très peu utilisée à l’échelle industrielle

Les orthèses sont fabriquées grâce à une machine de frittage laser, sur le principe d’une imprimante 3D. Cette machine permet de créer des objets 3D, strate par strate, à partir de poudres qui sont frittées ou fusionnées grâce à l’énergie d’un laser de forte puissance. Ce procédé de fabrication, qui se rapproche d’une imprimante 3D, est très innovant car peu d’entreprises l’utilisent intégré dans une chaîne de fabrication, à l’échelle industrielle.
C’est très intéressant de travailler sur des imprimantes 3D. D’autant plus que ce procédé va se développer de plus en plus grâce à la variété des matériaux pouvant être utilisés. Mon travail consiste à trouver des solutions pour mieux maîtriser ce nouveau process de fabrication et anticiper d’éventuelles défaillances sur la machine. Les possibilités offertes par le projet sont immenses. En effet, les solutions les plus simples comme les plus innovantes sont envisagées et étudiées.

La première étape du projet a été d’analyser le process actuel et de mettre en évidence des points d’amélioration.
Il a fallu ensuite prioriser les solutions trouvées en fonction du gain sur la stabilité du process et de l’investissement nécessaire. La suite du projet sera de définir un protocole de test pour réaliser des essais et valider la méthode de contrôle. Le but étant de s’assurer que la méthode de contrôle est pérenne dans le temps pour l’équipe de production et permet de mettre en évidence les potentiels problèmes en amont du contrôle final des produits.

 

Floriane L.

Ingénieure validation/qualification